Acheter à deux en concubinage en Suisse romande : apport, propriété et séparation sans pièges
Acheter un appartement ou une maison à deux, sans être marié, est très courant dans le canton de Genève, dans le canton de Vaud, dans le canton de Fribourg, dans le canton de Neuchâtel et dans le canton du Valais. Le risque, ce n’est pas l’achat en lui-même. Le vrai piège, c’est de ne pas cadrer l’apport, les parts au registre foncier et la sortie en cas de séparation. Avec les bons choix au départ et un notaire fiable, vous évitez les blocages et les tensions au pire moment.
La question posée
« Nous voulons acheter à deux en concubinage en Suisse romande. L’un de nous met plus d’apport, et on ne sait pas quoi faire pour être équitables. On entend parler de parts au registre foncier, de reconnaissance de dette et de pacte de concubinage immobilier. Comment organiser tout ça pour éviter les problèmes, surtout en cas de séparation ? »
Équipe Leedy
Leedy connecte des particuliers avec des experts immobiliers sélectionnés en Suisse romande. Nos contenus sont rédigés avec des courtiers immobiliers, des notaires et des partenaires du marché local, pour vous aider à prendre de bonnes décisions, sans stress inutile.
La réponse de l’équipe Leedy
En Suisse, acheter à deux sans être marié est possible et simple sur le plan technique. Le problème arrive plus tard, quand il faut prouver qui a payé quoi, décider qui garde le bien, ou revendre alors que vous n’êtes plus d’accord. La bonne approche est de décider dès le départ de trois choses: vos parts au registre foncier, la manière de traiter l’apport inégal et les règles de sortie en cas de séparation. Un notaire peut formaliser cela proprement, et un courtier immobilier peut aussi vous aider à anticiper l’impact sur la revente et la valeur du bien.
Ce qui change quand vous achetez sans être marié copier le lien
En concubinage, il n’y a pas de cadre automatique qui organise la propriété, le partage et la séparation comme dans un régime matrimonial. Concrètement, ce qui compte, ce sont les documents et ce qui est écrit, notamment au registre foncier et dans les conventions que vous signez. Cela veut aussi dire une chose rassurante: vous pouvez choisir un cadre sur mesure. Mais il faut le faire à froid, avant de signer, quand tout va bien.Erreur fréquente : Acheter « comme tout le monde » en 50-50 alors que l’apport est très différent, puis se dire que « on arrangera ça plus tard ». Plus tard, c’est souvent au moment d’une séparation, et c’est là que les tensions et les blocages apparaissent.
Apport personnel : comment le protéger sans se compliquer la vie copier le lien
L’apport, c’est souvent le point sensible. Il peut venir d’économies, d’une donation familiale, ou d’un retrait du 2e pilier ou du 3e pilier. Si vous financez une partie via la prévoyance, gardez une trace claire et documentée. Pour comprendre les implications d’un retrait ou d’un versement anticipé, vous pouvez aussi consulter notre guide sur le retrait EPL et le remboursement. L’objectif n’est pas de tout « contractualiser » dans le détail, mais de pouvoir répondre à une question simple, sans discussion: si vous revendez dans 3, 5 ou 10 ans, comment l’apport initial est-il pris en compte ? En pratique, deux solutions sont souvent discutées avec le notaire: ajuster les parts de propriété au registre foncier, ou rester en 50-50 et formaliser une créance via une reconnaissance de dette. Le bon choix dépend surtout de votre logique d’équité et de votre capacité à financer le bien ensemble sur la durée.Parts au registre foncier : 50-50 ou parts inégales ? copier le lien
Le registre foncier est la référence officielle de la propriété. Quand vous achetez à deux, il indique que vous êtes copropriétaires, et dans quelles proportions. C’est ce point qui sert de base, notamment si vous devez revendre ou si vous n’êtes plus d’accord. Vous avez généralement deux grandes approches: acheter en 50-50, ou acheter avec des parts inégales qui reflètent l’apport ou le financement. Le 50-50 est simple et très lisible. Il fonctionne bien si votre apport est équilibré, ou si vous assumez que vous partagez tout à parts égales, même si l’un met plus au départ. Les parts inégales sont souvent choisies quand l’apport est nettement différent et que vous voulez que cela se voie dans la propriété elle-même. En cas de vente, le partage du produit suit alors ces parts, sauf accord différent.Reconnaissance de dette : utile, mais pas magique copier le lien
La reconnaissance de dette sert à constater qu’une personne doit une somme à l’autre. Dans le cadre d’un achat immobilier en concubinage, elle peut servir à reconnaître qu’un des deux a avancé une partie de l’apport, et que cette somme devra être remboursée dans des conditions définies. C’est souvent une solution pratique si vous tenez au 50-50 au registre foncier, mais que vous voulez quand même équilibrer l’apport. Par contre, cela ne remplace pas une stratégie complète. Il faut clarifier comment et quand la dette est remboursée, ce qui se passe si vous revendez, et comment vous traitez les investissements réalisés ensuite. Un point important: si la situation se complique, ce n’est pas le papier qui fait la paix, c’est la clarté. Une reconnaissance de dette bien rédigée par un notaire et cohérente avec le financement est plus solide qu’un document bricolé.Pacte de concubinage immobilier : sécuriser la sortie et éviter les blocages copier le lien
Le pacte de concubinage immobilier (ou une convention entre concubins) permet de mettre par écrit vos règles du jeu. Il ne s’agit pas d’être pessimiste. Il s’agit d’éviter de tout renégocier au moment où vous n’avez plus envie de vous parler. Ce type d’accord peut notamment préciser la logique de répartition en cas de vente, la prise en charge des frais, et un mécanisme de sortie si l’un veut garder le bien. Ce sont des sujets très concrets, et c’est exactement ce qui fait gagner du temps si la situation change. Dans la réalité du marché en Suisse romande, une séparation peut aussi coïncider avec une revente et un nouvel achat. Dans ce cas, la méthode de vente compte. Selon votre situation, vous pouvez aussi envisager une vente structurée, par exemple avec une stratégie d’appel d’offres. Leedy détaille cette approche dans notre guide sur la vente par appel d’offres.Séparation et achat immobilier : comment ça se passe concrètement copier le lien
La séparation ne veut pas forcément dire conflit, mais elle crée presque toujours une urgence: décider vite. Les scénarios les plus fréquents sont simples à décrire, mais parfois difficiles à exécuter sans cadre. Premier scénario: vous vendez le bien. Dans ce cas, vos parts au registre foncier et vos accords écrits influencent directement le partage du produit de vente. Un courtier immobilier peut aider à fixer un prix cohérent avec le marché local, à préparer un dossier solide, et à garder un processus cadré, ce qui limite les frictions. Deuxième scénario: l’un rachète la part de l’autre. Là, deux points bloquent souvent: la valeur de rachat et la capacité de financement. Les banques suisses analysent le revenu, la charge hypothécaire et la situation globale. Si vous avez un doute, un courtier hypothécaire peut rapidement dire ce qui est réaliste, avant même d’entrer dans des négociations qui tournent en rond. Troisième scénario: personne ne peut ou ne veut racheter, et la vente n’avance pas. C’est le cas le plus stressant, car les coûts continuent de courir. C’est aussi pour cela que prévoir une clause de sortie claire dans un pacte ou une convention est un vrai soulagement. Si votre achat porte sur un appartement en PPE, une autre source de surprises ce sont les décisions de copropriété, les fonds de rénovation, et les travaux à venir. Avant d’acheter, prenez le temps d’analyser les procès-verbaux d’assemblée. Vous pouvez vous appuyer sur notre check-list pour lire les PV de PPE.Comment Leedy vous aide à cadrer votre achat dès le départ copier le lien
Si vous êtes en plein achat, vous n’avez pas envie de faire de la théorie. Vous voulez être sûrs de ne pas vous faire piéger, et avancer vite avec des personnes fiables. Leedy est là pour ça. Vous décrivez votre situation en quelques minutes, et Leedy structure un dossier clair: type de bien, canton, montant d’apport, logique de répartition, financement, et vos contraintes. Ensuite, un expert local adapté à votre cas prend contact avec vous, par exemple un notaire pour sécuriser les documents, ou un courtier immobilier pour vous aider à négocier et sécuriser la transaction. Et si votre bien doit être valorisé avant une revente ou si vous voulez maximiser votre prix, vous pouvez aussi consulter notre contenu sur combien investir en home staging en Suisse romande. L’idée n’est pas de dépenser plus, mais de dépenser au bon endroit.Vous achetez à deux et vous voulez sécuriser l’apport et la sortie ?
Décrivez votre projet sur Leedy. Un expert local de votre canton vous recontacte rapidement, avec les bonnes questions et les bons réflexes pour éviter les pièges du concubinage.
Conseil pratique
Avant de signer, posez-vous cette question à deux: « Si on revend dans trois ans, comment on partage exactement, et qu’est-ce qui se passe si l’un veut garder le bien ? » Si vous n’avez pas une réponse nette, c’est le bon moment pour cadrer les règles avec un notaire via Leedy.
Les points clés à retenir
Démarches recommandées
- Clarifiez l’apport de chacun (montant, provenance, documents disponibles).
- Décidez des parts au registre foncier (50-50 ou parts inégales) selon votre logique d’équité.
- Cadrez l’apport inégal si nécessaire (par exemple via une reconnaissance de dette rédigée par un notaire).
- Écrivez vos règles de sortie (vente, rachat, méthode de valorisation, délais) dans un pacte ou une convention.
- Vérifiez le bien et le contexte (PPE, procès-verbaux, travaux, charges, servitudes).
- Créez votre dossier sur Leedy pour être rappelé par un expert local adapté à votre situation.
Questions fréquentes
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Acheter à deux en concubinage, c’est risqué en Suisse romande ?
Ce n’est pas risqué si vous organisez clairement la propriété et la sortie. Le risque vient surtout d’un apport inégal non cadré et d’un manque de règles en cas de séparation.
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Faut-il forcément mettre des parts inégales au registre foncier si l’apport n’est pas équilibré ?
Non. Vous pouvez rester en 50-50 et traiter l’écart d’apport autrement, par exemple via une reconnaissance de dette. Le bon choix dépend de votre logique et de votre financement.
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La reconnaissance de dette suffit-elle en cas de séparation ?
Elle peut aider, mais elle doit être cohérente avec le reste (registre foncier, financement, règles de vente ou de rachat). Pour éviter les zones grises, discutez-en avec un notaire.
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Qui décide de la valeur si l’un rachète la part de l’autre ?
Vous pouvez prévoir une méthode dans votre accord, par exemple une estimation par un courtier immobilier. Sans règle, c’est souvent la négociation qui tranche, et cela peut vite se tendre.
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Comment Leedy peut m’aider pour un achat en concubinage ?
Vous décrivez votre projet, puis un expert local sélectionné (notaire, courtier immobilier, ou courtier hypothécaire selon votre besoin) vous recontacte rapidement avec un cadre clair et des solutions adaptées.


