Vendre un bien avec travaux non déclarés en Suisse romande: régulariser sans bloquer la signature
Une ouverture de mur, une véranda, un aménagement de combles ou une salle d’eau ajoutée sans annonce à la commune. En 2026, ce type de détail peut suffire à faire dérailler une vente immobilière, surtout quand la banque, le notaire ou l’acheteur demande des preuves de conformité. Ici, vous voyez comment identifier le vrai risque, lancer une régularisation réaliste et sécuriser l’accord avec l’acheteur sans vous retrouver coincé au moment de signer.
La question posée
« Je veux vendre mon appartement ou ma maison en Suisse romande, mais je me rends compte qu’il y a eu des travaux non déclarés. Par exemple une ouverture de mur, une véranda, ou des combles aménagés. Je crains que le notaire refuse, que l’acheteur se retire, ou que la signature soit repoussée. Comment régulariser sans bloquer la vente, et comment faire les choses proprement ? »
Équipe Leedy
Leedy connecte des particuliers avec des experts immobiliers sélectionnés en Suisse romande. Nos contenus sont rédigés avec l’appui d’experts du terrain (courtiers immobiliers, architectes, notaires, fiduciaires) selon les pratiques locales.
La réponse de l’équipe Leedy
Si votre bien comporte des travaux non déclarés, le danger n’est pas seulement administratif. Le risque, c’est de découvrir trop tard que l’acheteur, sa banque ou le notaire exige une clarification, puis que le calendrier explose. La bonne approche consiste à qualifier le risque rapidement, lancer une régularisation réaliste quand elle est possible, et cadrer l’accord de vente de manière transparente et sécurisée.
Important:
Il n’existe pas une procédure unique valable partout en Suisse romande. Les règles et les outils varient selon le canton et la commune. Si vous voulez éviter les mauvaises surprises, faites valider votre situation par un architecte ou un courtier immobilier qui connaît votre secteur, puis impliquez le notaire au bon moment.1. Travaux non déclarés: pourquoi ça bloque une vente copier le lien
Un « petit » travail peut devenir un gros problème au moment de vendre, parce qu’une vente immobilière repose sur un dossier clair et cohérent. Quand il manque une autorisation de construire, une annonce à la commune, des plans conformes à l’exécution ou une trace écrite, l’acheteur se pose vite des questions simples: est-ce légal, est-ce assurable, est-ce finançable, et qui paiera si la commune impose une remise en état. Les situations qui déclenchent le plus souvent une alerte sont celles-ci: une extension visible comme une véranda, une terrasse couverte, un agrandissement, un changement de façade, des combles aménagés, ou une transformation intérieure qui touche potentiellement la structure, la protection incendie, l’acoustique ou l’affectation des pièces. À cela s’ajoute un point très concret: en Suisse, l’acheteur signe un acte authentique chez le notaire. Le notaire a un rôle de sécurité juridique et peut demander des clarifications si un élément du dossier est flou ou contradictoire. Côté acheteur, la banque peut aussi exiger des documents cohérents avant de libérer les fonds. Pour une vue d’ensemble sur la vente, vous pouvez consulter les informations générales de ch.ch sur la vente d’un bien immobilier.2. Identifier le niveau de risque avant d’alarmer tout le monde copier le lien
Avant de parler de « régulariser des travaux en Suisse », commencez par vérifier ce que vous avez, ce qui manque, et ce qui est réellement problématique. L’objectif est de passer d’un stress flou à une situation factuelle.Ce que vous pouvez vérifier rapidement
- Les plans et le descriptif du bien: correspondent-ils à l’état actuel, notamment pour les surfaces et la distribution des pièces.
- Les décisions et pièces communales: permis, autorisations, mises à l’enquête, ou échanges écrits avec la commune.
- Le contexte PPE si vous êtes en copropriété: procès-verbaux, décisions d’assemblée, éventuels accords des copropriétaires.
- La date et la nature des travaux: ancienneté, entreprise mandatée, factures, photos avant et après.
3. Régulariser des travaux en Suisse: démarches concrètes copier le lien
La régularisation, ce n’est pas une formule magique. C’est un processus qui vise à clarifier la conformité, puis à obtenir une décision ou une validation selon la procédure applicable dans votre commune. Dans la plupart des cas, il faut repartir d’un dossier « comme si » vous déposiez aujourd’hui, mais avec l’existant déjà réalisé.Étape A: prendre contact avec la commune (ou l’autorité cantonale selon le cas)
La plupart des cantons rappellent que tout projet de transformation ou de construction doit être annoncé, et que la commune détermine la procédure à suivre. Par exemple, dans le canton de Vaud, la procédure de demande de permis mentionne que tout projet doit être annoncé à la commune, qui précise ensuite la procédure applicable. Voir l’aide-mémoire officielle du canton de Vaud sur la procédure de demande de permis de construire.Étape B: constituer un dossier technique crédible
C’est généralement là qu’un architecte ou un géomètre fait gagner un temps énorme. Plans à jour, coupes si nécessaire, descriptif des travaux, photos, et parfois une mise en conformité minimale. Si la transformation touche à des aspects techniques, des pièces complémentaires peuvent être demandées par les services concernés.Étape C: déposer une demande selon l’outil du canton
Dans plusieurs cantons romands, le dépôt et le suivi passent par des plateformes. Dans le canton de Vaud, le dépôt se fait via la plateforme ACTIS-CAMAC pour demander un permis de construire. Vous trouvez l’accès et les informations sur la page officielle Permis de construire du canton de Vaud.Étape D: anticiper les délais et la période d’enquête, si elle s’applique
Selon le type de travaux, il peut y avoir une mise à l’enquête et donc un calendrier qui ne se pilote pas uniquement « à votre rythme ». Dans le canton de Neuchâtel, par exemple, les demandes de permis sont mises à l’enquête publique pendant 30 jours, et le délai d’opposition est de 30 jours à partir de la première publication. Voir la page Oppositions (canton de Neuchâtel).4. Canton par canton: où déposer et comment avancer copier le lien
Vous vendez en Suisse romande, mais votre « porte d’entrée » dépend du canton. L’idée n’est pas d’apprendre la procédure par cœur. L’idée, c’est de savoir où vous orienter, puis de vous faire accompagner par un expert local qui parle le langage de votre commune.Dans le canton de Vaud
Les demandes de permis passent par ACTIS-CAMAC, avec un dépôt et un suivi structurés. Pour les bases et l’accès, vous pouvez utiliser la page officielle Permis de construire (canton de Vaud) et la prestation Demander un permis de construire. Si votre bien est à Lausanne, Nyon, Vevey, Montreux ou Yverdon-les-Bains, la commune reste un point de contact central pour qualifier la procédure.Dans le canton de Genève
La référence est l’Office des autorisations de construire (OAC). Vous pouvez retrouver les informations de contact et le cadre général via la page officielle Office des autorisations de construire (OAC), ainsi que la démarche Demander une autorisation de construire. Si vous devez retrouver des pièces ou vérifier un ancien dossier, Genève propose aussi une procédure pour consulter une autorisation de construire.Dans le canton de Fribourg
Le canton utilise l’application FRIAC pour les demandes de permis. La page officielle FRIAC précise que les demandes doivent y être saisies. Si vous vendez à Fribourg, Bulle ou Estavayer, le point clé reste de monter un dossier complet, car un dossier incomplet peut repartir en correction.Dans le canton de Neuchâtel
Le dépôt des demandes passe par SATAC 2, qui est l’outil obligatoire mentionné par le canton. Vous pouvez vous référer à la page officielle SATAC 2. Dans des villes comme à Neuchâtel, à La Chaux-de-Fonds ou au Locle, l’approche peut varier selon l’autorité qui coordonne et la nature du dossier, d’où l’intérêt d’un architecte habitué au secteur.Dans le canton du Valais
Le canton dispose de la plateforme eConstruction, qui permet notamment de gérer des procédures d’autorisation de construire. Pour comprendre le cadre et l’accès, vous pouvez consulter Accéder à eConstruction et la page Utilisation de la plateforme eConstruction. Si vous vendez à Sion, Martigny ou Monthey, le bon timing consiste souvent à lancer la clarification avant la mise en marché, pas après.Dans le canton du Jura
Les demandes se font via la prestation JURAC du guichet virtuel. Le canton explique le fonctionnement sur la page officielle JURAC - Permis de construire en ligne, avec une rubrique dédiée pour les requérants sur JURAC pour le citoyen. Si vous vendez à Delémont ou Porrentruy, un architecte local peut aider à éviter les allers-retours sur les pièces du dossier.Astuce qui aide vraiment
Avant d’engager des démarches lourdes, faites qualifier votre cas en 15 minutes par un architecte ou un courtier immobilier de votre canton. Vous saurez rapidement si la régularisation est simple, si elle est incertaine, ou si vous devez plutôt adapter la stratégie de vente et les clauses avec l’acheteur.
5. Structurer l’accord avec l’acheteur sans se mettre en danger copier le lien
Quand il existe un risque de « vente immobilière permis manquant », vous avez deux objectifs. D’abord, rester transparent pour éviter une rupture de confiance. Ensuite, éviter de vous engager sur une promesse impossible à tenir, surtout si l’autorité peut demander des compléments ou imposer une mise à l’enquête. Dans la pratique, voici les cadres les plus fréquents, à discuter avec votre notaire et votre courtier immobilier. On ne parle pas de recettes universelles, mais de logiques qui évitent de se retrouver piégé.Option 1: vous régularisez avant la mise en vente
C’est la voie la plus confortable pour vendre, parce que vous maîtrisez le calendrier avant d’avoir un acheteur impatient. Elle est souvent pertinente si l’élément est central pour la valeur du bien, comme une véranda, une extension ou des combles aménagés. Le point faible, c’est le délai.Option 2: vous vendez en expliquant clairement la situation, avec un mécanisme de sécurité
Ici, l’enjeu est d’éviter un flou qui se transforme en « risque notaire travaux » au dernier moment. Concrètement, votre dossier de vente décrit ce qui a été fait, ce qui est en cours, et ce qui reste à clarifier. Ensuite, l’acte peut prévoir un cadre, par exemple une condition liée à l’obtention d’une décision, ou une répartition des obligations. Le notaire vous dira ce qui est acceptable selon le canton et la transaction.Option 3: l’acheteur reprend la régularisation, mais avec un prix et des responsabilités adaptés
C’est parfois la seule solution quand le vendeur n’a plus le temps, ou quand la régularisation dépend d’un projet de transformation plus large. Mais cela doit être cadré au millimètre, parce que vous ne voulez pas que le problème revienne contre vous après la vente. Là encore, le notaire et un expert immobilier sont essentiels.À ne pas faire:
Minimiser ou « oublier » les travaux non déclarés. Si l’acheteur découvre le sujet pendant l’analyse bancaire ou au moment des documents, la vente peut s’arrêter net, et la négociation repart souvent à votre désavantage.6. Comment Leedy vous fait gagner du temps et sécurise le dossier copier le lien
Dans ce type de vente, le plus difficile n’est pas de « faire des démarches ». Le plus difficile, c’est de savoir lesquelles lancer, dans quel ordre, et avec quel interlocuteur, sans perdre deux mois en essais. C’est exactement ce que Leedy simplifie. Vous décrivez votre situation sur Leedy, et votre dossier est structuré dès le départ. Ensuite, selon votre canton et votre type de travaux, un expert local adapté à votre cas prend le relais: architecte pour valider la faisabilité et préparer les plans, courtier immobilier pour cadrer la stratégie de vente et la communication, et si nécessaire un notaire pour sécuriser le cadre contractuel. Si vous avez un doute sur la manière de présenter votre cas, ces ressources Leedy vous aident à poser les bonnes infos dès le départ: formuler une demande claire, comprendre comment fonctionne une plateforme de mise en relation, et voir pourquoi trouver un prestataire fiable est souvent plus simple quand le tri est déjà fait. Et si, en parallèle, l’acheteur ou vous-même devez clarifier un financement, vous pouvez aussi consulter l’article Leedy sur le calcul d’une hypothèque en Suisse.Vous craignez que des travaux non déclarés fassent capoter votre vente ?
Décrivez votre situation et vos délais. Un expert local de votre canton vous recontacte rapidement pour cadrer le risque, les démarches et la stratégie de vente.
Les points clés à retenir
Démarches recommandées
- Faites l’inventaire des travaux: quoi, quand, par qui, avec quelles preuves (factures, photos, plans).
- Comparez l’état actuel avec vos plans et documents disponibles.
- Créez votre dossier sur Leedy pour structurer la situation, vos délais et vos contraintes.
- Parlez à un architecte pour valider la faisabilité d’une régularisation et l’effort de dossier.
- Définissez la stratégie de vente avec un courtier immobilier: transparence, calendrier, impact sur le prix.
- Cadrez l’accord avec le notaire, surtout si la régularisation est en cours au moment de signer.
Questions fréquentes
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Que signifie « travaux non déclarés » lors d’une vente immobilière en Suisse ?
En général, il s’agit de transformations ou constructions réalisées sans la démarche exigée par la commune ou le canton. Le problème, c’est l’absence de trace officielle ou de conformité, ce qui peut inquiéter l’acheteur, la banque ou le notaire.
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Puis-je vendre si une autorisation de construire manque ?
Cela dépend de la situation et du niveau de risque. Souvent, c’est possible si le sujet est transparent et cadré contractuellement, mais il faut vérifier avec un courtier immobilier et le notaire pour éviter un blocage à la signature.
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Combien de temps prend une régularisation de travaux ?
Il n’y a pas de durée standard, car cela dépend du canton, de la commune, du type de travaux et de la complétude du dossier. Le plus efficace est de faire qualifier votre cas rapidement par un architecte, puis de lancer la bonne procédure sans attendre.
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Qui contacter en premier: architecte, courtier immobilier ou notaire ?
Dans la plupart des cas, commencez par un architecte pour qualifier la conformité, puis un courtier immobilier pour la stratégie de vente. Le notaire intervient ensuite pour sécuriser l’acte et les conditions. Sur Leedy, vous êtes orienté vers l’expert local adapté à votre situation.
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Comment éviter qu’un acheteur utilise le sujet pour négocier trop fort ?
En arrivant avec un dossier clair: ce qui est fait, ce qui est documenté, ce qui est en cours, et comment le risque est géré. Un courtier immobilier sait aussi positionner le bien correctement et filtrer les acheteurs qui cherchent uniquement un prétexte de baisse.
Ressources utiles
- ch.ch - Vendre un bien immobilier en Suisse (informations générales)
- Canton de Vaud - Permis de construire (ACTIS-CAMAC)
- Canton de Vaud - Procédure de demande de permis de construire (aide-mémoire)
- Canton de Genève - Demander une autorisation de construire
- Canton de Fribourg - FRIAC (permis de construire)
- Canton de Neuchâtel - SATAC 2 (dépôt des demandes de permis)
- Canton du Valais - Accéder à eConstruction
- Canton du Jura - JURAC (permis de construire en ligne)


