Les phrases qui font capoter une visite, même si votre bien est top
Une visite, ce n’est pas seulement un bel appartement et deux ou trois photos qui font envie. C’est un moment où l’acheteur écoute tout, observe tout, et projette déjà les risques. Et parfois, une phrase de travers suffit à casser la confiance, même si votre bien est impeccable. Ici, vous allez repérer les formulations qui font fuir, comprendre pourquoi elles posent problème, et apprendre à les remplacer par des messages clairs, rassurants et crédibles.
Leedy vous accompagne
Vous voulez des visites qui avancent vraiment ? Un expert immobilier vous guide sur Leedy
Quand vous vendez en Suisse romande, le stress vient souvent des détails qui échappent. La bonne phrase au bon moment, la bonne réponse à une question sensible, ou au contraire un petit mot qui déclenche un doute. Avec Leedy, vous décrivez votre projet et votre bien, et un expert local vous aide à cadrer les visites et à éviter les erreurs qui coûtent cher.
- Moins de visites inutiles : vous attirez des acheteurs plus sérieux, mieux informés, plus vite.
- Moins de risques : vous évitez les formulations qui peuvent fragiliser la négociation ou la confiance.
- Gain de temps : votre dossier est structuré, clair et exploitable dès le départ.
« On a déjà beaucoup de monde, il faut décider vite »
Cette phrase peut sembler efficace pour créer de l’élan. En pratique, elle sonne souvent comme une pression artificielle. En Suisse romande, beaucoup d’acheteurs interprètent ça comme un signal d’alarme et se mettent sur la défensive. Résultat : ils visitent, mais ne se livrent plus, posent moins de questions, puis disparaissent.
À la place, gardez le même message, mais en version factuelle et posée : « Il y a de l’intérêt et on avance selon l’ordre des dossiers. Si vous souhaitez aller plus loin, je vous explique la suite et ce qu’il faut préparer. »
« Le prix est non négociable » (dit trop tôt)
Dire cela dès l’entrée peut fermer la discussion avant même qu’elle commence. L’acheteur ne sait pas encore ce qui justifie votre prix, et vous lui donnez l’impression que vous refusez toute conversation. Dans des marchés tendus comme à Genève ou à Lausanne, ça peut marcher. Dans d’autres communes, ça pousse surtout à tenter une offre plus agressive plus tard, ou à passer au bien suivant.
Une formulation plus solide : « Le prix est basé sur des éléments concrets du marché local et sur l’état du bien. Après la visite, si votre intérêt se confirme, on avance avec un dossier clair et une discussion structurée. »
« Il n’y a aucun défaut »
Même un bien en PPE parfaitement entretenu a des points à connaître : charges, travaux votés, bruit, ensoleillement, fonctionnement du chauffage, vie de copropriété. Affirmer « aucun défaut » pousse l’acheteur à chercher ce que vous cachez. Et s’il trouve un détail banal, il le grossit.
Dites plutôt : « Le bien est bien entretenu et je peux vous montrer ce qui a été fait. Si vous avez un point sensible, posez vos questions, je préfère répondre clairement. »
« On est pressé de vendre »
L’acheteur entend surtout : « On acceptera moins. » Même si ce n’est pas votre intention. Cette phrase donne un avantage inutile et peut influencer toute la suite, y compris la manière dont l’acheteur parle à sa banque ou à son courtier hypothécaire.
Alternative simple : « On a un calendrier, et on cherche un acheteur sérieux avec un financement cohérent. » C’est ferme, mais serein.
« L’ancien propriétaire n’a jamais eu de souci »
Même si c’est vrai, ce type de phrase ressemble à une tentative de rassurer sans preuve. En visite, l’acheteur cherche des faits : documents, historique des travaux, procès-verbaux d’assemblée PPE, garanties, factures, explications simples.
Dites plutôt : « Je peux vous partager les informations disponibles sur l’entretien et les travaux. Pour la PPE, on regarde ensemble ce qui est prévu et ce qui a été réalisé. »
« Ça, je ne sais pas, mais ça doit être bon »
C’est la phrase qui peut ruiner la fin de visite. Elle mélange deux signaux : manque de maîtrise et certitude injustifiée. Si la question touche aux charges, aux travaux, aux règles de copropriété, ou à un élément technique (chauffage, toiture, façade, ventilation), l’acheteur retient surtout que le dossier n’est pas prêt.
La bonne réponse est simple et très bien acceptée : « Je préfère vous répondre avec une information vérifiée. Je vous reviens par écrit après la visite. » Ensuite, vous tenez votre promesse.
Ce qui se prépare avant les visites pour éviter les maladresses
Les meilleures visites sont souvent celles où vous n’avez pas besoin de convaincre. Tout est déjà clair. Vous montrez, vous répondez, vous cadrez la suite. Et surtout, vous évitez de parler trop vite pour combler les silences.Préparez un fil conducteur simple
Une visite qui se passe bien suit un rythme naturel : présentation rapide du bien, points forts factuels, réponses aux questions, puis explication de la suite. Quand vous savez où vous allez, vous êtes moins tenté de lâcher une phrase maladroite.Anticipez les questions qui reviennent toujours
Même si chaque bien est unique, certaines questions reviennent presque à chaque fois : charges, travaux, fonctionnement de la copropriété en PPE, nuisance sonore, stationnement, transports, état des équipements. Le but n’est pas de tout apprendre par coeur. Le but est de savoir ce que vous pouvez confirmer et ce que vous devez vérifier.Faites-vous accompagner si vous n’aimez pas vendre
Beaucoup de vendeurs n’ont pas envie de négocier, ni de gérer des discussions délicates. C’est normal. Un courtier immobilier sait encadrer les échanges, filtrer les acheteurs et sécuriser le déroulé. Leedy vous évite de chercher au hasard, et vous aide à accéder à un réseau d’experts vérifiés, adapté à votre situation. Si vous vous demandez comment identifier quelqu’un de fiable sans y passer des heures, vous pouvez lire notre guide pour trouver un interlocuteur fiable.Questions fréquentes
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Quelles phrases éviter en priorité pendant une visite immobilière ?
Évitez surtout les phrases qui mettent la pression, qui promettent « zéro défaut », ou qui révèlent une urgence de vente. Restez factuel, calme, et orienté dossier.
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Que répondre si je ne sais pas répondre à une question technique ?
Dites simplement que vous vérifiez et que vous revenez par écrit. C’est souvent plus rassurant que d’improviser.
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Est-ce que je dois parler de la négociation dès la première visite ?
En général, mieux vaut d’abord cadrer le bien et la suite. La discussion sur le prix devient plus saine quand l’acheteur a vu les documents et qu’un dossier sérieux se construit.
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Comment Leedy m’aide concrètement pour mes visites ?
Vous créez un dossier clair, puis un expert local vous contacte pour cadrer les points sensibles, organiser des visites plus efficaces et sécuriser la suite de la vente.
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Le service Leedy est-il gratuit pour un vendeur ?
Leedy est gratuit pour les particuliers pour la création du dossier et l’accompagnement initial. Vous gardez la main et vous avancez sans engagement.



Comment répondre en visite, sans vous mettre en difficulté
Quand on vous demande pourquoi vous vendez
C’est une question normale, mais sensible. Évitez les réponses qui donnent une faiblesse de négociation. Une réponse neutre fonctionne très bien : « C’est un changement de situation et on avance selon un calendrier défini. » Si la discussion devient trop personnelle, recentrez sur le bien et sur la suite.Quand on vous questionne sur la PPE, les charges ou des travaux
Là, l’acheteur cherche du concret. Si vous avez les documents, proposez simplement de les partager après la visite. Si vous ne les avez pas sous la main, ne comblez pas le vide. Dites que vous vérifiez et que vous revenez avec une réponse écrite. C’est souvent ce qui rassure le plus.Quand l’acheteur critique un détail
Ne vous justifiez pas trop. Accueillez le point, puis remettez-le à sa place. Exemple : « Je comprends, c’est un point à prendre en compte. L’avantage, c’est que la pièce est bien proportionnée et la base est saine, ce qui rend une adaptation simple. » Vous restez calme, et vous gardez la main.